Circulation dans certaines allées des parcs municipaux, qu’en pensez-vous?

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Voici, à travers le courrier qu’il a envoyé à la mairie, le récit de la déconvenue d’un adhérent :

« Monsieur le Maire de Limoges,

Depuis 8 ans, je me rends presque tous les jours au travail à vélo, du Vigenal jusqu’à la Bastide, en passant par le haut du parc de l’Aurence le long du cimetière, sur la grande allée en terre battue qui débouche sur le parking du parc des expositions. Cet itinéraire me fait économiser 1.5 km par rapport au Boulevard du Vigenal, beaucoup de temps à cause du carrefour des Arcades très long à passer à vélo, et surtout cela me permet de me déplacer en toute sécurité car le haut de le rue du général Leclerc, entre les Arcades et la Bastide, ne dispose pas de piste cyclable et ce tronçon est réellement très dangereux pour les vélos.

Or mercredi 6 avril 2011 à 14h00, je me suis fait arrêter au parc de l’Aurence par deux agents municipaux en VTT (les agents n° 114 et 135), qui m’ont expliqué que le règlement intérieur du parc interdisait les vélos. J’ai vérifié que ceci était bien vrai, et je découvre que je circule hors la loi 4 fois par jour, depuis 8 ans. Les agents ont pris mon identité et m’ont interdit de reprendre ce chemin sous peine de poursuites, ils m’imposent de prendre la route du boulevard. Ils m’ont avoué qu’ils toléraient uniquement les enfants à vélo dans les parcs.

Je tiens à vous signaler que quelques années auparavant j’avais déjà croisé à plusieurs reprises la police municipale à VTT, et que nous avions toujours échangé un cordial « bonjour ». Je suis donc surpris et déçu de ce changement d’attitude, et de la nouvelle politique de circulation écologique de la municipalité qui semble transparaitre par la voix des policiers. Pourriez-vous, je vous prie, éclaircir votre position concernant la traversée des allées des parcs par les cyclistes afin d’éviter la route.

Aussi, afin de ne plus circuler en infraction, je me permets de vous demander si vous envisagez à court terme de tolérer les vélos dans la grande allée du parc de l’Aurence, de la même manière que cela est réalisé avec succès dans certaines allées du bois de La Bastide et à Uzurat.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie d’agréer Monsieur le Maire, mes salutations respectueuses. »

Allée entre France 3 et le quatier du Vigenal

Et voici la réponse formulée quelques semaines plus tard par M. Destruhaut, adjoint au maire chargé des déplacements:

« Monsieur,

Par courriel cité en référence, vous dénoncez la verbalisation dont vous avez fait l’objet le 6 avril dernier en traversant le parc de l’Aurence à vélo.

Sans vouloir entrer dans la polémique, cette interpellation par les agents de la Police Municipale est semble-t-il intervenue suite au constat d’une vitesse jugée insécuritaire pour les autres usagers du parc, mais également suite aux propos tenus envers les intervenants.

Il est vrai que le règlement qui a été institué dans les parcs et jardins de la ville stipule que la circulation y est interdite, hormis sur un circuit balisé traversant le bois de la Bastide et la zone de loisirs d’Uzurat. Cette disposition est liée au fait que la multiplication des cyclistes dans les parcs et jardins pourrait représenter un danger pour les promeneurs, notamment pour les jeunes enfants.

Cependant, les itinéraires cyclistes sont bien pris en compte dans le concept de partage de la voirie sur Limoges car, conformément aux dispositions nationales, un Schéma Directeur des pistes cyclables a été réalisé par les services de Limoges Métropole et des couloirs réservés à ce mode de déplacement sont régulièrement matérialisés lors de la réfection de la chaussée.

En tout état de cause, il n’est pas envisagé de tolérer le passage des vélos dans la grande allée du parc de l’Aurence.

Soyez assuré, Monsieur, de ma considération la plus distinguée »

Sans influencer à priori la réaction que vous inspire cette réponse, nous aurions aimé connaître l’avis du plus grand nombre sur la question.
Merci donc de poster vos commentaires argumentés sur cet article !

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10 Réponses to “Circulation dans certaines allées des parcs municipaux, qu’en pensez-vous?”

  1. sherpa421 Says:

    Si le vélo est interdit, il l’est aussi pour les agent municipaux. A quel heure à été prise la photo de l’allée qui semble très vide ? Si les conditions d’utilisations sont celles de la photo, l’attitude de la mairie révèle de la mauvaise fois.

  2. KIKI-129 Says:

    Ce monsieur Destruhaut il faut le pendre haut et cours ou du moins le montrer en place publique pour lui balancer des fruits et légumes pourris , ça fera du développement durable,
    Limoges et Limoges Métropole c’est du f de g , comme l’agenda 21 (Aline Biardaud), comme le ministère de l’écologie et du développement durable où il y a les transports et la sécurité routière (plus la SNCF qui n’est plus hélas qu’une « agence de l’état »)
    à la fin de l’année je quitte Limoges pour les monts d’Ambazac, et adieu à ce gâchis des hommes costumés, mais le combat contre leurs incapacités continue
    En Creuse il y a eu plein d’efforts d’itinéraires vélos, bien relayés dans les infos touristiques
    à Limoges presque aucun bâtiment public ou privé avec parking vélo digne de ce nom, de rares commerces permettent d’attacher un vélo.
    La SNCF supprime des trains, les cars TER ne prennent pas les vélos.
    Alors si maintenant il y avait une invasion massive de vélos et VTT dans les parcs il se passerait quoi ?????????? LOL
    Ce ne sont pas ces cons en costume qui vont venir nous arrêter, non ils font agir la police municipale, la police, la gendarmerie !!!!!!!!!!!!!!!!!
    « c’est nous qu’on paye ! « dirait Coluche
    oui on paye pour les conneries de tous ces technocrates de tous bords.

  3. Bruno Says:

    Bonjour,
    je suis assez effaré de la réponse de la municipalité. Vraisemblablement cet élu n’a jamais fait de vélo à Limoges, ni même regardé à quoi ressemblent les « couloirs réservés à ce mode de déplacement ».
    Récemment arrivé à Limoges, j’ai été très surpris de découvrir :
    – la carte des itinéraires cyclables de l’agglomération : non seulement elle est assez anémique, mais de plus certaines portions ne sont même pas flêchées
    – les bandes cyclables en centre ville : 50 cm de large (à peu près), entre voie de circulation et bande de stationnement, interrompues un peu partout y compris devant les feux
    – les dessins de vélos peints en vert sur la chaussée : alors là, c’est du grand f… de g… Oui, merci, on sait qu’un vélo peut rouler à droite sur une chaussée !
    Venant de villes où le vélo, sans être super favorisé, a quand même sa place (Mulhouse, Orléans, j’ai aussi pratiqué à Paris… et à Amsterdam, bel exemple de partage des chaussées piétons/vélos/voitures!) je mesure combien Limoges a du pain sur la planche !
    Pour revenir au sujet, oui je suis pour le partage de l’espace dans les espaces verts, avec les précautions nécessaires pour garder la sécurité des piétons.
    On a mis un trac sur mon vélo l’autre jour, promis, j’adhère !

  4. le montagnard Says:

    J’ai l’impression que l’on prêche des choses contradictoires
    – s’il n’y a pas de vélos à Limoges, pourquoi les interdire dans les parcs puisqu’ils n’y en a pas ?
    – A-t-on compté plus de 500 cyclistes par jour sur un même lieu dans les parcs ?
    Alors cela veut dire qu’il y a des vélos à Limoges et qu’il serait peut-être bien de prévoir des aménagements pour assurer la sécurité des différents usagers de ce parc.
    Le conseil général de la Creuse a financé plus de 80km de véloroute, il s’agit de route départementale avec un trafic de moins de 500 véhicules/jour, le long de ce tracé, vous retrouvez différents aménagements pour les vélos, il me semble que le site véli-vélo en parle. Pourquoi en faut-on si peu en Haute-Vienne ?

  5. tbennegen Says:

    Il semble que beaucoup de monde oublie d’appliquer le principe de tolérance :
    – tolérer les cyclistes dans les parcs en contre-partie d’un respect des piétons
    – tolérer les vélos sur les trottoirs des boulevards lorsqu’ils sont assez larges pour les « débutants » soucieux d’une sécurité accrue.

    Un autre principe oublié, c’est le respect et la preuve de civisme
    – respecter les cyclistes sur la route, utilisateurs des voies de circulation bien avant l’automobile
    – respecter les piétons dans les parcs et sur les trottoirs, des panneaux existent, voir sur le boulevard du Vigenal, encore faut-il l’interpréter :
    respecter les piétons c’est les avertir au moyen d’une sonnette ou en chantant « attention au vélo ! » et les doubler le plus largement possible à faible allure, ou encore s’arrêter pour les laisser passer.

    Il existe bien d’autre sujet de respect, en voici 2 pour méditer :
    – respecter les sas aux feux tricolores promis depuis 2008, pour nous faciliter les départs en côte du feu et ne pas respirer les gaz d’échappement
    – respecter les sas aux feux pour les voitures qui peuvent mieux visualiser le feux et doubler un cycliste plus rapidement car la voiture aura pris suffisamment de vitesse et aura eu l’idée de se déporter largement sur la gauche…

    J’espère juste dans ma plus grande naïveté que M. Destruhaut acceptera de me répondre à ma demande d’entretien, afin d’envisager des assouplissements des arrêtés municipaux…

  6. Thierry Says:

    Je suis jogger et cycliste urbain occassionnel.
    En tant que jogger, je tiens à rappeler que le danger du vélo, pour le piéton, provient du silence de la machine. Dès lors, rouler vite sur des zones hautement fréquentées par des piétons relève de la pure inconscience.
    En tant que cycliste urbain, je suis ulcéré par l’attitude de la municipalité. A BIARDAUD, élue écolo pourtant, semble totalement soumise au didact passeïste de la bande à RODET. Invoqué le relief de la ville est le summum de la malhonneteté intelectuelle lorsque l’on voit que LYON a mis en place depuis plusieurs années des VELOLIB !!!

  7. Marie Says:

    Tout ce que dit Jérome est vrai et nous le ressentons tous. Je constate moi aussi une dégradation de l’attitude de la police ces derniers temps : comme si, en effet, la chasse était ouverte. C’est décourageant. Il est évident que l’allée du parc de l’Aurence devrait être ouverte aux vélos.
    Il est évident aussi que Limoges s’enferre dans une attitude de refus tous azimuts des vélos : mais ce n’est pas étonnant maintenant que l’on sait que l’élue en charge des vélos : Aline Biardeaud a ouvertement reconnu que le vélo était le cadet de ses soucis et qu’elle n’y « croyait » pas pour Limoges : son raisonnement : pourquoi faire des aménagements cyclables puisqu’il y a peu de vélos à Limoges. Cette mauvaise foi et cette incompétence sont insupportables. Comment se débarrasser d’une telle bande d’incapables, passéistes et hostiles à tout ce qui pourrait ressembler à une mesure écologique ?

  8. jfraisse Says:

    Nota: le commentaire agacé qui suit n’engage que moi et laisse toute la place à d’autres que j’espère plus optimistes.

    Pour rassurer Monsieur Destruhaut, le danger de la multiplication des cyclistes n’est vraisemblablement pas pour demain à Limoges étant donnée sa politique incitative en faveur du vélo. Il faut noter que c’est ce même Monsieur Destruhaut qui pointait, en commission sur les déplacements, le danger potentiel que pouvait représenter les arceaux de stationnement vélo pour le déplacement des malvoyants!
    (voir article sur le site : https://velivelo.wordpress.com/2010/11/23/participation-au-comite-consultatif-de-circulation-et-de-securite-dans-les-deplacements-du-16112010/ )
    Et oui, le vélo c’est dangereux pour autrui! C’est dangereux pour les enfants dans les parcs. Ça l’est tout autant sur les trottoirs où on l’oblige pourtant trop souvent à circuler. C’est également gênant pour la circulation des voitures sur la chaussée. Alors que faire ? Le laisser au garage pour reprendre sa voiture moins gênante et moins dangereuse ?

    Quand aux « couloirs » réservés aux vélos évoqués par Monsieur Destruhaut, hormis leur rareté exemplaire à Limoges, il faut noter qu’ils ont du mal à dépasser la largeur d’un guidon, qu’ils s’arrêtent brutalement avant chaque intersection ou dédoublement de voies, qu’ils se transforment régulièrement en ligne verte qui monte sur les trottoirs puis slalome entre le mobilier urbain.

    Lorsqu’il évoque la conformité aux dispositions nationales sur le partage de la voirie, Monsieur Destruhaut fait référence à la « Loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie » (LAURE) du 1er janvier 1997. Cette loi impose à la ville qui rénove ou crée une voirie de créer à cette occasion des aménagements cyclables.
    Contrairement à d’autres villes, Limoges semble avoir découvert très tardivement l’existence de cette loi, et elle en a visiblement fait une interprétation très spéciale!
    En effet, à Limoges, arracher 20 cm d’épaisseur de bitume pour refaire l’enrobé ne constitue pas une rénovation tant qu’on ne change pas « l’assiette » de la chaussée (= sa largeur totale).
    Enfin, pour Limoges, un petit vélo dessiné à la peinture verte, disposé de façon aléatoire sur la chaussée ou le trottoir, constitue un aménagement cyclable.

    Si, face à la justice, certaines municipalités ont pu à une époque s’abriter derrière une interprétation jugée floue de la loi, il existe pourtant actuellement un certain nombre de jurisprudences qui ne laissent pas de doutes sur l’obligation des villes à réaliser de véritables aménagements.
    Alors pourquoi faut-il qu’à Limoges on freine des quatre fers? Pourquoi tricher avec la loi alors qu’elle a pour but de rendre la ville plus agréable à vivre? Face à ce constat, ne doit-on pas relativiser la gravité du non respect d’un règlement municipal par des usagers cyclistes s’estimant plus en sécurité sur un chemin de plus de 4m de large normalement dévolu aux piétons?

    Les cyclistes urbains à Limoges ne demandent pas la lune, mais simplement à avoir leur place, et de préférence sur l’espace actuellement accaparée par l’automobile, plutôt que sur celui déjà bien maigre laissé aux piétons.
    Faute de l’octroi de cette place par une municipalité visiblement rétrograde, était-il nécessaire d’ajouter une couche à la déconsidération en déclarant ouverte la chasse aux cyclistes dans les parcs municipaux?

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