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Saisissons le comité consultatif

mardi 25 janvier 2011

Ce comité est l’instance qui doit retenir notre attention à véli-vélo. En effet, elle examine, très sérieusement, absolument toutes les demandes émanant des habitants de Limoges. Elle fait une étude sur le terrain puis rend sa décision de refus ou d’acceptation. En fin de compte, c’est sans doute par ce biais, bien plus que par celui d’interminables réunions ne débouchant jamais sur des décisions fermes, que nous pourrions peut-être grignoter un peu de terrain cyclable.

A vos plumes donc : montez des petits dossiers tout simples sur la rue dans laquelle vous voudriez voir mettre en place un contre-sens, un sas ou une bande cyclable, envoyez-le à la mairie, en précisant que votre courrier est à l’attention du comité. Ce dernier se réunit tous les trois mois et l’association y est invitée. Elle pourra donc suivre de près les résultats découlant de vos demandes. Pour plus de sûreté, informez-en nous en préalable en postant un double de votre demande sur le site ou en l’envoyant à l’adresse courriel de véli-vélo qui la postera pour vous.

Je publie ci-dessous le premier dossier, histoire de vous rassurer en vous montrant que ce n’est pas bien compliqué.

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la mort d’une oie blanche

mardi 25 janvier 2011

(Je publie cet article dans la catégorie : tribune libre, espace d’expression laissé aux adhérents qui y expriment des opinions sujettes à débat)

La mairie de Limoges a publié l’an passé et distribué à qui voulait, un magnifique plan de Limoges Cyclable. Ce plan annonçait fièrement 40 kms de voies cyclables et bientôt … 80 !

Ah, si c’était vrai ! Si ce plan correspondait vraiment à une circulation facilitée et sécurisée pour nos bécanes.

Malheureusement, il faut bien se mettre dans la tête que madame Biardeaud, vice-présidente de Limoges métropole et adjointe au maire chargée de l’agenda 21 et donc des vélos, n’est motivée que par la communication. Cette dame qui, de toute façon, n’a aucun pouvoir décisionnaire, parle à qui veut l’entendre de son rêve : voir fleurir partout à Limoges des vélos montés par tout un chacun : jeunes gens sportifs mais aussi mères de famille, enfants, vieilles dames, vieux messieurs …

Elle ne manque pas de rajouter qu’elle, personnellement, ne fait jamais de vélo ce qui ajoute encore au mérite de son action. Je me souviens de cette envolée il y a trois ans dans une réunion de l’agenda 21 : j’avais été emballée, me disant, in petto, qu’avec une pareille alliée, les voies cyclables allaient bientôt pulluler dans toute la ville et, partant, les vélos, d’après la loi vérifiée selon laquelle l’offre appelle l’usage. J’y ai cru et me suis appuyée mon lot de réunions insipides dans l’espoir de voir peu à peu les promesses verbales, ou parfois écrites, devenir réalité. J’étais alors une oie blanche, toute fraîche débarquée à Limoges, ravie de me retrouver en terre de gauche donc en terre soucieuse d’écologie et de réduction de la circulation automobile. Assimiler la gauche traditionnelle à l’écologie est absurde, je le sais à présent et j’ai un peu honte d’avoir pu être aussi naïve. Comme quoi, même passé quarante ans, rien de tel que d’aller jouer un peu sur le terrain des politiques, pour grandir.

Pour oser promettre par écrit et ne pas tenir, il faut vraiment être sûr de soi et de son ancrage. Je sais cela à présent et aussi que les promesses même écrites n’engagent que les crétines dans mon genre qui pensent y voir l’aboutissement de leurs efforts. Les paroles s’envolent, les écrits aussi, qu’on se le dise ! C’est le cas en tout cas, quand on a affaire à une municipalité solidement établie et fermement décidée à n’accepter qu’au compte-goutte les suggestions venant d’ailleurs que de son propre microcosme, vivier, cercle …ou Dieu sait comment appeler cette équipe qui nous gouverne ici.

Le pire c’est que dans de nombreux domaines, monsieur Rodet et ces adjoints font du bon travail. Nouvelle venue à Limoges je l’ai souvent entendu d’authentiques Limougeauds enchantés des nombreuses améliorations apportées à leur ville depuis plusieurs décennies. Je m’en réjouis, bien sûr, car je profite avec plaisir de tous les aspects agréables de notre ville. Je suis seulement désolée que l’ouverture de la ville aux vélos ne fassent pas partie des préoccupations de notre maire. Si c’était le cas, et au regard de son efficacité sur d’autres dossiers, il y a beau temps que Limoges aurait son réseau cyclable, sécurisé et pensé intelligemment, c’est-à-dire selon la logique cycliste qui n’a rien à voir avec la logique automobile.

Le cycliste va au plus court et au moins pentu : il a donc besoin de circuits ne tenant aucun compte d’interdictions qui ne devraient en aucun cas le concerner puisqu’il est un véhicule lent, léger, très peu dangereux pour autrui, pas du tout pour les conducteurs bien protégés par leur tonne d’acier et dans tous les cas bien plus proche du piéton que de l’automobile. Il doit être autorisé à ignorer certains feux, et nombre de sens interdits. Il doit pouvoir, quand il est sur les grands axes, se sentir en sécurité sur des pistes suffisamment larges et protégés des voitures par des plots et avoir accès, à tous les gros carrefours, à des sas lui permettant d’attendre le feu vert bien visible devant les voitures et non à côté d’elles. Si on ne lui met pas cela en place, le cycliste biaise et commet infraction sur infraction : il monte sur les trottoirs, prend les sens interdits, se faufile en se mettant en danger, bref, devient casse cou et casse pied car imprévisible. Alors, il se met à avoir mauvaise réputation, comme je m’en suis rendu compte à certaines réunions du comité consultatif de circulation auxquelles j’ai assisté et où, l’assemblée, composée essentiellement de vieux messieurs très attachés à leurs autos, reprochaient vivement aux cyclistes limougeauds leur inconscience … cette inconscience due en fait à l’absence d’une logique de circulation spécial vélo. Si cette logique existait et était indiquée par des panneaux et marquages au sol adéquats, elle serait vite assimilée par les voitures et leur éviterait la mauvaise surprise de se retrouver nez à nez avec un vélo imprévu.

Ah ! Si monsieur Rodet avait pris conscience de cela, outre de son devoir en faveur de l’environnement ! Las ! Il n’en a cure. Pis ! Il est convaincu que la pratique du vélo ne pourra jamais se développer dans son fief et que par conséquent, il n’a pas à s’en soucier. Du coup, Limoges ne met en place que ce qui est rendu obligatoire par les lois nationales ou européennes comme l’adoption du code de la rue devenu obligatoire en 2010. Dieu merci, à Paris et Bruxelles, on se soucie du vélo. Du coup, Limoges est bien obligée de faire quelque chose. Mais hélas, la ville se contente à chaque fois du minimum. Et tant pis si, du coup, Le Limousin se voit taxé une fois de plus de ringardise. Pas grave, on a l’habitude !

Grâce au code de la rue, nous avons vu, en juillet, naître quelques contre sens cyclables rendus obligatoires dans les zones 30 (espaces piétonniers ou ralentis). Et j’en suis ravie car je me rends à présent facilement place de la République, en évitant des détours logiques pour des autos mais aberrants pour des vélos, sans risquer désormais de PV. (oui, je prenais auparavant ces mêmes itinéraires désormais autorisés et risquais à chaque fois de payer le prix fort en cas de rencontre malencontreuse avec un de ces policiers zélés qui, à Limoges, s’acharnent sur les vélos beaucoup plus que sur les autos stationnées n’importe où, même et y compris sur les rares voies cyclables).

Je ne me fais aucune illusion : avec ou sans véli-vélo, ces contre-sens auraient vu le jour. Nos suggestions, les dossiers archi-documentés que l’association a réalisés à la demande de madame Biardeaud, et qui ont demandé à David, Jérome, Thierry et d’autres, un énorme boulot, n’ont rien changé. En fin de compte, la mairie ne fait jamais rien de plus que ce qu’elle a déjà décidé de faire.

C’est ce que je me suis permis de dire, lors de l’AG du 21 janvier. Toutes ces réunions auxquelles véli-vélo est conviée sont l’alibi qui permet à la municipalité de mettre en avant son souci du dialogue. En fait, à l’arrivée, nous n’obtenons strictement rien de plus que ce qui a déjà été décidé. Or, comme ce qui a été décidé en haut lieu est de ne laisser aux vélos qu’une place marginale, n’entravant en aucune façon la circulation ni le stationnement des automobiles, il faut se rendre à l’évidence : le vélo ne pourra rester que marginal à Limoges et ne concerner que des adultes mûrs, en bonne santé physique et très majoritairement de sexe masculin. Nous ne risquons pas de voir naître ce Limoges dont rêvait soi-disant madame Biardeaud. Nous ne risquons pas de voir les enfants arriver à l’école à vélo avec des mamans ou des papas ravis d’éviter ainsi de prendre leurs automobiles, ni les vieilles dames s’en aller guillerettes faire leurs courses, rassurées par l’existence de couloirs cyclables sécurisés.

Je me fais des idées, je suis devenue une vieille cycliste amère, aigrie et désabusée ? Limoges, mine de rien est en train de devenir le paradis des vélos ?

S’il faut un preuve pour illustrer ce que j’avance, j’en ai une énorme. Il s’agit des importants travaux en cours rue Ernest Ruben, dont je vais toucher un mot dans un autre article. Je dirai juste ici que cette rue qui sur le plan cyclable cité plus haut, figure comme un axe important de la circulation cycliste est en train d’être entièrement refaite de la pire des façons, en ce qui nous concerne.

Je termine ici mon jet de bile et vous souhaite malgré tout à tous d’agréables pérégrinations sur deux roues.

Marie Wilhelm-Labat, ex-présidente de véli-vélo, et future victime d’un ulcère.

350, le chiffre de notre survie, véli-vélo et d’autres associations dans la rue samedi prochain

lundi 19 octobre 2009

Salut les cyclistes et amis des cyclistes !
350 ça vous dit quelque chose ? C’est la quantité de dioxyde de carbone, dans l’air, en partie par million (ppm) à laquelle il faut redescendre pour avoir une chance de sauver ce qui peut encore l’être de notre fragile planète. (on est à 380)
Une journée mondiale est organisée le 24 octobre pour commencer à faire connaître ce chiffre et faire bouger l’opinion dans le bon sens avant le sommet de Copenhague. Monsieur Michel Teissier, président de l’Alder nous a contactés, dans l’urgence. Il souhaite avec son association, manifester avec nous. Vélorution qui avait prévu une manif ce jour-là est d’accord. Attac et les amis de la terre ont été contactés pour nous rejoindre. ça peut faire un beau paquet de monde : ne loupez donc pas cette date et venez faire nombre samedi 24 octobre, place Carnot à 14 heures 30 avec vos vélos.
Nous aurons deux messages à faire passer :

* Le message prévu par vélorution : une lettre ouverte au maire sur le vélo à Limoges que véli-vélo au vu de l’avalanche de courriels positifs de votre part, va co-signer. Cette lettre sera distribuée aux passants.
* D’un autre côté : le chiffre 350 qui doit être connu rapidement de tous. l’Alder se charge du tract qui sera distribué à un autre bout de la place de la Motte

Ce jour-là, les passants verront que l’écologie civique est de sortie !
Ah oui : des dossards avec le chiffre 350 vous seront distribués. Prenez du scotch ou des épingles.

Si certains d’entre vous connaissent des associations à prévenir, qu’ils le fassent ! ET … parlez en autour de vous : traînez votre entourage à la manif ! Il FAUT qu’on soit nombreux.

L’opinion publique : le seul moyen de faire bouger nos gentils politiques terrifiés par le vrai changement !

Quelques réflexions mi-sucre mi-sel sur la réunion du comité consultatif de circulation et de sécurité dans les déplacements du 18 mars 2009

mardi 7 avril 2009

Commençons par le sucre !

Il y a du positif dans les décisions prises par la municipalité. Et ce positif nous le devons à Limoges-Métropole et à monsieur Tardieux qui a été jusqu’à ces derniers jours, le fonctionnaire municipal chargé du vélo, parmi les nombreuses tâches qui lui incombaient. (aménagements urbains, déplacements et espaces naturels).

Une restructuration des services le conduit vers d’autres missions et nous aurons bientôt, officiellement, un nouvel interlocuteur qui devrait d’ailleurs être, théoriquement, une interlocutrice. Mais, avant de partir, il a mené à bien trois dossiers nous concernant et qui ont été validés durant la réunion du comité consultatif du 18 mars :

Deux de ces dossiers sont la continuation de la mise en place du réseau cyclable de Limoges débutée il y a quatre ans. Le premier concerne le boulevard de Beaublanc, qui, d’ici 2010 présentera un parcours cyclable, en partie sur route, en partie sur trottoir, en partie en contre-allée protégée par les voitures en stationnement. Il est même prévu de reculer une rangée d’arbres pour nous faire une petite place.

Le deuxième dossier concerne l’axe Leclerc-Zénith qui, là encore, devrait devenir cyclable jusqu’au Zénith et Ester courant 2010.

Le troisième dossier, concerne une de nos demandes : des petits parcs de stationnements pour nos vélos. Monsieur Tardieux nous a écoutés et sa proposition a été validée par le comité de consultation. Nous aurons donc, courant 2009, de petites structures pour attacher nos vélos : devant la faculté de droit et sciences économiques, devant la gare, au Pont Saint-Martial et … last but not least : un parking abrité, à la médiathèque.

Cela peut paraître modeste mais, personnellement, cela me réjouit fort. Tout aménagement allant dans le sens d’une visibilité et d’une légitimation du vélo est bon à prendre.

Fin du paragraphe sucré, on passe à présent au moitié sucré moitié salé

Quelles ont été les retombées de notre grande lettre collective demandant tout particulièrement une croissance des contre-sens cyclables ?

Pour l’instant, pas de retombées, ça c’est le sel MAIS … notre lettre n’est pas partie aux oubliettes et ça c’est le sucre. Elle a été épluchée attentivement. Je l’ai vue cette lettre, toute annotée de bleu, de rose et de jaune avec des numéros d’ordre de faisabilité, apposées devant chaque rue pour laquelle nous demandions la mise en place d’un contre-sens. L’affaire suit donc son cours. Limoges-Métropole, en liaison avec les services de la municipalité espère faire avancer doucement le dossier.

A présent, le sel

Premier point : il n’existe toujours pas de ligne budgétaire spécial vélo dans le budget de la municipalité. Les responsables de la voirie font ce qu’ils peuvent avec l’argent qui sert à tout ce qui concerne la voirie. Tant qu’il en sera ainsi, ils ne pourront que bricoler et tout dépendra de leur bon vouloir concernant ce transport doux. Tant qu’il en sera ainsi, on sera bien obligé de constater que le vélo, chez les élus de la municipalité limougeaude, reste le parent pauvre des transports doux, une lubie de gentils utopistes qui n’ont toujours pas compris que le vélo à Limoges, avec ses TERRIBLES côtes, ne concernera jamais plus qu’une poignée de jeunes gens sportifs.

Second point : Là, il s’agit juste de mon ressenti quant à l’image que les décideurs se font du vélo. Durant la réunion de ce comité, j’ai été frappée par le peu de confiance que nous autres cyclistes inspirions à l’assistance. Je ne peux dire exactement qui étaient les gens présents : quelques élus et divers responsables. Cette assistance, composée d’une bonne trentaine de messieurs, dont beaucoup d’un certain âge (le white Old Male Power), et de trois femmes, ne représente pas du tout, à mon avis, les évolutions en cours.

Quand il a été question des comportements des différents usagers de la voirie, le consensus était quasi-général sur le fait que les cyclistes roulent n’importe comment et grillent systématiquement les feux, quel que soit leur âge. J’ai demandé s’il existait des chiffres prouvant qu’effectivement les cyclistes se mettaient systématiquement en danger … aucun chiffre, juste une impression générale à laquelle tous ces automobilistes croyaient mordicus, à commencer par le représentant de la police nationale. Ce dernier m’a particulièrement surprise. Quelques instants auparavant, il avait expliqué avec assurance à un vieux monsieur qui trouvait que les voitures roulaient trop vite rue Ernest Ruben qu’il s’agissait là d’une impression, d’un vécu de piéton ne correspondant pas à la réalité objective. Cela ne l’a pas empêché peu après de faire passer son vécu d’automobiliste pour une realité objective. Il s’est tourné vers moi et m’a affirmé que si les cyclistes n’avaient pas plus d’accidents en ville, c’était UNIQUEMENT grâce au sang froid des automobilistes. Stupéfiant.

Le fait que les cyclistes ne soient impliqués dans aucun accident mortel ou grave à Limoges ? Le sang-froid des automobilistes ! Le fait qu’à Paris, malgré l’augmentation constante des cyclistes, le nombre de morts à vélo reste stable (5 par an) ? Le sang froid des automobilistes !

J’ai pris conscience alors à quel point la cause du vélo à Limoges n’était pas acquise dans l’esprit des décideurs et responsables de tous poils. Le vélo reste à leurs yeux un transport d’olibrius qui casse les pieds à tout le monde, autrement dit aux automobilistes, qui dans leur grande bonté, se contraignent à ralentir et à s’écarter pour ne pas les écraser, ce dont nous sommes priés de leur être fort reconnaissants.

Le point de vue du cycliste, fétu de paille sans protection, est occulté par ces messieurs. Le cycliste coincé dans les pots d’échappement, toujours aux aguets pour éviter de se prendre une portière, subissant les trompettes des klaxons vrillant douloureusement ses oreilles … ce point de vue est ignoré par ces messieurs. Le cycliste est un géneur qui a le toupet, quand une automobile s’est donnée un mal de chien pour le doubler, de la redépasser au feu suivant. Le cycliste est un géneur, obligeant les automobilistes, horreur des horreurs,  à RALENTIR.

Une seule solution pour que cette vision des choses évolue : être de plus en plus nombreux en ville et obtenir que, très vite, nos petites infractions au code de la route conçu pour les voitures, deviennent légales comme elles le sont déjà dans plusieurs villes.

Il est logique qu’à un feu rouge, le cycliste tourne à droite. Il évite ainsi de le faire au vert avec le flot des autos et se met ainsi moins en danger.

Il est urgent que le code de la route intègre le fait qu’un vélo n’est pas une voiture. Le code de la rue prévu pour 2010 dans toute la France ira dans ce sens et nos « amis » automobilistes comprendront alors que parfois, la seule façon de se protéger pour un vélo est bel et bien de commettre une infraction. Ces dernières seront enfin autorisées !

Je ne vous cache pas que ce qui m’a le plus inquiétée au sortir de cette réunion, c’est le représentant de la police nationale ! Je comprends mieux à présent ce qui est arrivé à mon fils, fouillé au corps sur le trottoir devant tout le monde par des policiers qui l’ont également contraint de vider son sac … parce que, à vélo, il venait de rouler sur un trottoir. Le jour où la police, à Limoges, fouillera au corps les automobilistes qui se garent n’importe où, grillent des feux ou doublent un vélo en le frôlant de très près, je saurai que le vélo est enfin reconnu et respecté comme il doit l’être c’est-à-dire comme un transport citoyen, respectueux de l’environnement et de la vie d’autrui tandis que l’auto est enfin considérée comme elle doit l’être : une machine polluante, principale cause des morts violentes en France et des mutilations handicapant chaque année des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et … d’enfants.

Suite à nos demandes, voici la réponse de la mairie en date du 12 janvier 2009

jeudi 29 janvier 2009

J’ai reçu une réponse détaillée de la mairie, datée du 12 janvier, suite à nos demandes de contre-sens, sas et voies cyclables aux abords d’Ester. Je la considère comme positive dans l’ensemble. Mais évidemment, c’est une question de verre à moitié plein ou  à moitié vide ! Je serai présente à la prochaine commission de circulation. La lettre semble dire qu’a priori, il n’y aura pas de nouveaux contresens cyclables avant la mise en place des zones 30. Mais, j’espère quand même que sur la vingtaine de demandes précises que nous avons soumises, nous obtiendrons quelques contresens. Sinon, la bonne nouvelle, pour moi, c’est la généralisation des sas ! ça va être jouissif de pouvoir aller jusqu’aux feux sans être obligés de se tortiller contre le trottoir ! L’autre bonne nouvelle, c’est la loi qui évolue en notre faveur et impose une extension des zones 30 avec contresens sytématiques. Bon, on est encore loin du refoulement de l’automobile. Pour cela, il faudra encore pas mal de vélorutions, à Limoges et dans toute la France. Alors, au 24 janvier !

Voici  la réponse, signée Stéphane Destruhaut, délégué-adjoint au maire :

« Madame La Présidente,

J’ai bien reçu votre courrier et vous remercie de m’avoir transmis votre travail et vos propositions d’aménagements cyclables qui vont dans le sens de notre collaboration pour la mise en place du schéma directeur des vélos.

En réponse, je vous informe que nous travaillons en priorité sur la mise en conformité des zones 30 avec le décret du 30 juillet 2008 pour l’échéance 2010.

Dans en second temps, la réflexion pourra être étendue à toutes les voies à sens unique.

Concernant le prolongement de l’itinéraire cyclable entre le carrefour des Arcades et Ester, il est prévu au budget prévisionnel 2009.

Par ailleurs, la généralisation des sas sera privilégiée. Une attention particulière sera observée pour l’aménagement des bandes cyclables à l’approche des feux.

Pour ce qui est du passage des vélos dans les couloirs de bus, il dépend essentiellement de la géométrie des voies et fait l’objet d’un avis de la TCL.

Dans tous les cas, les projets seront présentés en Commission de Circulation.

Espérant répondre à vos attentes, je vous prie d’agréer, Madame La Présidente, mes salutations distinguées.

Assemblée Générale de Véli-Vélo : samedi 7 février

jeudi 22 janvier 2009

Venez nombreux ! La réunion commencera à 14 heures, Salle Blanqui, derrière la mairie. Ce sera l’occasion de faire mieux connaissance autour d’un jus de fruits ou d’un café !

La chasse au cycliste : parano ou réalité : l’avis de la fubicy

vendredi 17 octobre 2008

Bonjour,
en réaction aux messages récurrents des médias concernant la sécurité à vélo et les différents mails diffusés sur les listes de diffusion de la FUBicy – merci – nous venons d’envoyer un communiqué que vous trouverez en PJ.
Anne-Déborah

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Vive la bicyclette pour améliorer la sécurité routière en ville !

A l’occasion de la Semaine de la sécurité routière, la Fédération des Usagers de la Bicyclette proteste contre le dénigrement régulier dont sont victimes les cyclistes, et rappelle que le vélo contribue à améliorer la sécurité routière.

L’utilisation du vélo dans les déplacements urbains augmente fortement dans notre pays et il devient un moyen de déplacement efficace et incontournable. Un nombre croissant de collectivités locales l’ont bien compris et renforcent aménagements et politiques cyclables. Les nouvelles mesures réglementaires pour créer des zones de circulation apaisée (décret du 30 juillet 2008), témoignent que la prise en compte par l’Etat, du cycliste, s’améliore.
La bicyclette n’est pas un mode de déplacement dangereux

Contrairement à des idées fausses trop souvent reprises la bicyclette est un mode de déplacement qui n’est pas dangereux, même si cyclistes et piétons sont plus vulnérables dans le trafic. En 2007  la baisse du nombre de cyclistes tués est de 21,5% par rapport à 2006 (passant de 182 à 142), et représente la plus forte amélioration de tous les modes de déplacements. Par rapport à 2000, la baisse est de 48%. Quant au nombre de cyclistes blessés, il reste stable, autour de 4500 personnes par an depuis 2005 et pourtant, les déplacements à vélo ont augmenté, stimulés par le développement des vélos en libre-service.
Rouler à vélo en sécurité

Pour protéger les enfants et les jeunes de nombreuses initiatives ont lieu pour que les cyclistes apprennent à rouler en sécurité. Mais pourquoi attribuer au vélo les accidents de jeunes, alors qu’ils se produisent surtout en voiture et en deux roues motorisés ? En 2007, sur 364 jeunes de moins de 18 ans décédés suite à un accident de la route, 155 l’ont été en voiture, 122 en deux-roues à moteur 51 à pied et seulement 17 à bicyclette (source : ONISR Bilan 2007). Il faut le dire aux jeunes, à leurs parents et aux adultes : se déplacer à vélo n’est pas dangereux si le cycliste prend bien sa place et surtout si les véhicules motorisés roulent moins vite et intègrent dans leur comportement que la voirie est faite pour tous. Baisser la vitesse des voitures en ville est une nécessité. Le risque du vélo est créé par les véhicules à moteur : éduquons leurs conducteurs.

Pour la FUBicy, Christophe Raverdy, Président

Résolument optimiste à la suite de la réunion qui s’est déroulée à Limoges Métropole le mercredi 8 octobre 2008

lundi 13 octobre 2008

Certains signes envoyés par nos élus me rendent résolument optimiste, ces temps-ci ! Je sais que certains d’entre nous sont plus circonspects que moi ! Je sais aussi que le temps n’est pas encore venu du vélo roi en ville ! Malgré tout ….Des choses se passent !

Ainsi, la promesse faite par Aline Biardeaud, vice-présidente de Limoges métropole concernant les boulevards extérieurs a été confirmée à cette réunion. Les voitures qui se garent à qui mieux mieux en plein sur la piste cyclable située sur le trottoir, vivent leurs derniers beaux jours. En novembre, des plots vont être posés partout leur interdisant l’accès au trottoir.

Je vois un signe intéressant dans cette décision. En effet, pour la première fois à ma connaissance dans l’histoire de Limoges, une décision est prise qui va contre le confort des automobilistes.

Je ne pense pas, d’ailleurs, que notre association y soit pour grand chose. Notre mérité premier est simplement d’exister et de démontrer que les cyclistes à Limoges ne sont pas virtuels et qu’ils rêvent d’y circuler en toute tranquillité. Je pense que la prise en compte des vélos est tout simplement dans l’air du temps : réchauffement climatique et baisse du pouvoir d’achat aidant, on commence un peu partout à réfléchir sérieusement à des alternatives à l’automobile … A Limoges aussi.

Nous ne sommes quand même pas inutiles pour autant en tant que « piqouzes de rappel » et aussi en tant que partenaires.

Cette réunion, initiée par madame Biardeaud avait, en effet, cela d’intéressant qu’il n’y a été question QUE du vélo et pas du vélo parmi tout un tas d’autres sujets.

Des représentants de Condat et d’Isle étaient là.

Pour Isle, c’est le maire qui s’est déplacé et nous a parlé de ce qu’il est en train de faire dans sa commune. Déjà deux kilomètres de pistes cyclables réalisés et une volonté farouche de continuer de plus bel. Isle cyclable était dans son programme électoral. Il a donc la légitimité d’agir et ne compte pas s’en priver. Je trouve cela très encourageant car il pourrait bien tirer Limoges vers le haut. Il réclame déjà une liaison correct entre son domaine cyclable et celui de Limoges.

Et nous, de véli-vélo, c’est-à-dire Jérome, Christiane et moi, nous avons pu nous exprimer largement. Jérome a rêvé tout haut d’une ville qui se montrerait beaucoup moins coulante avec les autos et limiterait drastiquement leur accès au centre. Dieu, en effet, que ce serait bien !

J’avoue que j’ai été plus modérée que lui, me contentant de marteler encore et toujours les deux mêmes demandes : transformer au maximum les jalonnements en vraies bandes cyclables se prolongeant jusqu’aux feux, avec un maximum de sas aux dits feux ! ET, mettre en place un maximum de contre-sens autorisés !

Et là … BONNE SURPRISE ! LE SAVIEZ-VOUS ? En 2010, les sens interdits deviendront autorisés aux cyclistes PARTOUT en France sauf dans les rues qui auront été déclarées interdites par arrêté municipal. Ce sont les débuts de l’instauration en France du fameux CODE DE LA RUE. Quand je vous disais qu’on est dans l’air du temps !

L’idéal sera, malgré tout, que ces contre-sens soient marqués au sol. De plus, pourquoi attendre deux ans ?

Là, c’est à nous de jouer. Faites remonter le nom des rues que vous verriez bien devenir des contre-sens cyclables. On nous a promis d’étudier nos propositions. Alors, au boulot ! Dites-nous tout sur les sens interdits qui vous bloquent dans les circuits que vous empruntez.

Moi, j’en vois un d’entrée : la rue Limosin qui permettrait de relier facilement le boulevard Gambetta à la place de la Motte.

Quand au prolongement des bandes cyclables jusqu’aux feux avec sas, les responsables de la voirie ne sont pas contre faire des essais de six mois pour voir si ça se passe bien. Alors même chose : on commence où ? Pourquoi pas par le prolongement jusqu’au feu que nous avons peint au sol rue Théodore Bac, lors de la dernière manif ? Dites-nous tout !

J’attends donc vos commentaires à la suite de cet article.

Marie, la présidente.

19-21 septembre : Véli-Vélo participera au salon des éco-citoyens

dimanche 7 septembre 2008

Et c’est reparti ! Une nouvelle année d’agitation pro-vélo ! On commence par un stand. Cela nous semble un bon moyen de rencontrer des gens et de faire avancer la cause du vélo urbain !

Nous serons donc au salon des éco-citoyens, les 19-20 et 21 septembre. Nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour mettre en place un relais sur le stand !

Nous faisons à ce titre  une réunion mardi 16 septembre à 20 heures 12 rue Léon Roby
Ordre du jour :

  • Préparation du salon de l’éco-citoyen
  • La prochaine manifestation de vélorution
  • le « partenariat » avec la mairie pour l’agenda 21

Détail de la réunion : consultez le C.R n°7

Voilà, bienvenue à tous ceux qui ont un peu de temps et le désir de s’impliquer

Pour en savoir plus sur l’idée d’éco-citoyenneté : www.eco-citoyens.com

Bonnes vacances à vélo à Limoges, ou ailleurs…

dimanche 22 juin 2008

Lundi 16 juin, nous avons rencontré Aline Biardeaud, vice-présidente de Limoges-Métropole et Patrick Tardieux, responsable de la circulation. Cette réunion nous a permis d’être clairement identifiés par les responsables locaux. Ils ont déclaré souhaiter travailler en partenariat avec véli- vélo et se montrent, disent-ils, prêts à nous écouter et à intégrer chaque fois que possible, nos propositions. Détail de la réunion : consultez le C.R n°6

Nous attendons la rentrée pour repartir, frais et dispos à l’assaut des rues de la ville.

Nous vous proposons de nous retrouver pour une réunion de lancement de la nouvelle année scolaire samedi 13 septembre. L’idée serait de tester ce jour-là les parcours vélo déjà mis en place afin de signaler les améliorations à faire. On vous relancera à propos de tout ça, début septembre.

Bonnes vacances à ceux qui en prennent, bon courage aux autres !

Pour ceux qui voudraient s’entrainer, téléchargez le plan en cliquant sur la vignette ci-dessous :

Plan des pistes vélocité, Véli vélo Limoges